Tour du monde en vélo – Journal de bord 010 – Turquie

Jour 30 – Alexandroupoli à Kesan

Cela sera sous la pluie que nous quitterons la Grèce. Nous ne serons pas pressés ce matin-là à partir. En ouvrant les volets, les gouttes dégoulinent de nos vélos à allure constante. Il n’en faudra pas plus pour s’équiper de la tête aux pieds avec nos combinaisons. L’allure sera cadencée pour rejoindre la frontière. Le ciel est bien bas, bien nuageux, bien sombre. Nous avançons dans les derniers kilomètres qui nous séparent de notre prochain pays. La pluie tombe doucement, rien de bien méchant. Juste de quoi mouiller la route, et encore. Le paysage est mélancolique. Comme si il était malheureux de nous voir partir. Nous le sommes aussi. De n’avoir pas pu visiter toutes ses iles et autres merveilles. Les champs nous entourent. Ils nous accompagnent dans cette lente et tendre traversée des derniers villages grecs. Nous regardons les panneaux de ville une dernière fois. Ils nous auront donné bien du mal à les trouver. Parfois caché derrière des arbres, ils se dérobaient à notre objectif. La route est de nouveau déserte. Le peu de trafic se rendant en Turquie préférant utiliser l’autoroute bien plus rapide. Nous les comprenons. Nous montons et descendons les collines à nouveau. Mais au bout, nous apercevons les drapeaux Grec et Turc. Elle est là.

Nous passons un premier check-in côté Grec. Contrôle des passeports. Nous continuons au milieu d’un nombre impressionnant de camions arrêtés ici et là. Une longue file se profile devant nous avec un check point avant un pont. Kiki propose de doubler tout le monde sur le bas-côté. Nous hésitons, puis nous nous arrêtons derrière des voitures. Le pain est coupé, les tomates et le jambon rajoutés. Nous entamons notre casse-croûte. Il est déjà 13h00. Mais à peine nous commençons, une voiture venant de l’arrière double tout le monde sur la gauche, puis toutes les voitures s’engouffrent à leur tour. En fait, seuls les camions étaient stoppés, le reste pouvait passer. Remonte sur le vélo, passe devant deux soldats Grecs, puis de l’autre côté du pont devant deux soldats Turcs. Une centaine de mètres plus loin, nouveau contrôle, côté Turc maintenant. Contrôle des passeports. L’homme dans sa guérite nous demande si nous avons de l’alcool ou des cigarettes. D’un non de la tête, nous continuons. Nouvelle file d’attente avec des voitures maintenant. Nouvelle queue à faire, cette fois, nous patientons. Nous finissons surtout nos sandwichs tranquillement. Un peu plus loin a lieu la fouille des véhicules. Tout cela prend du temps. C’est notre tour. Contrôle des passeports. L’homme appose notre premier tampon sur nos passeports. Puis nous avançons jusqu’à la fouille. Là une autre personne arrive, nous demande nos passeports, les vérifie une nouvelle fois, puis tâte nos sacoches. Et c’est tout. Il ne nous demandera pas de tout sortir. Pas de fouilles. Nous devons avoir une bonne tête, qui sait. Nous continuons. Première pause pipi pour Kikinette en Turquie, avant que nous passions un nouveau check-in. Contrôle des passeports. Et voilà, nous avons passé la frontière. On se demandera pourquoi regarder autant nos passeports, mais qu’importe, nous y sommes !

Cela sera sous le soleil que nous entrerons en Turquie. Changement radical de temps. Changement radical de paysage. Une petite guérite qui sert du thé est postée juste après la frontière. Pour nous, cela sera la route et le soleil qui montre le bout de son nez. Ici, les routes sont aléatoires, allez comprendre. Vous allez avoir des routes immondes, puis des tronçons tout neuf, avant d’arriver en ville et de découvrir une route dans un piteux état. C’est le jour et la nuit en quelques kilomètres seulement. Ici, les cyclotouristes semblent être appréciés. En une trentaine de kilomètres, nous ne compterons pas le nombre de fois où nous avons été klaxonnés, salués et encouragés par les locaux. Sur le bord des routes, des petits troupeaux de vaches, de chèvres ou de moutons sont surveillés tranquillement par leurs bergers. Puis vous apercevrez des chevaux tirant leur attelage qui côtoient les automobilistes sur la route. Tout est possible ici. Le meilleur, comme le pire. Le pire, c’est sûrement l’état de certains abords de routes, qui ressemblent plus à des décharges à ciel ouvert qu’à de vertes prairies comme elles devraient l’être.

Kesan est en vue. Il faudra pour y arriver réaliser une belle montée. Toujours un plaisir de les faire après une bonne journée. Nous nous enfonçons vers le centre-ville. Nous avions les coordonnées d’une pension. Nous voulions laver nos affaires complètement salies par la pluie et la boue. Nous tournerons une bonne vingtaine de minutes sans trouver notre pension. Partout, des pancartes, des affiches publicitaires. Un véritable fouillis visuel. Impossible de trouver quoi que ce soit. Nous ne comprenons pas non plus trop la langue pour l’instant. Nous nous rabattons alors sur un hôtel. Nous nous disons que cela l’un des rares en Turquie, et qu’à partir de demain, la tente sera notre principal toit ici vu le nombre de campings et d’emplacements possible. Le personnel est au petit soin. A nous aider à porter nos affaires, à les emmener dans la chambre, à essayer de nous aider dans nos différentes questions. Nous nous lavons rapidement puis nous partons en ville. Première étape : changer quelques euros en livres turques. Fait. Deuxième étape : trouver un revendeur de carte sim locale pour nous prendre un forfait pour le prochain mois. Fait. Troisième étape : visiter la ville et nous perdre dans ses rues pour comprendre son fonctionnement, ses odeurs, ses émotions. Fait. Quatrième étape : manger local. Fait. Après tout ça, retour à l’hôtel pour laver les affaires et les bagages ; puis nous planifions quelques unes des étapes que nous voulons faire surtout au niveau monuments à visiter pour avoir le maximum d’informations. Le reste, cela sera dans les bras de Morphée pour cette première nuit en Turquie.

Jour 31 – Kesan à Sarkoy

Il y a des journées totalement remplies d’imprévus. Ce jour-là, cela commença par l’un des achats de la veille qui ne fonctionnait pas. Notre carte SIM ne semblait pas avoir été mise en route. Impossible de se connecter à un réseau local. Nous voilà bien. Habillage fait, les vélos prennent la direction de la petite boutique où nous avions acheté le forfait. C’est ouvert, une chance après un premier essai infructueux de Kiki à 8h00. Il nous faudra une bonne demi-heure, que les quatre personnes de la boutique passent plusieurs appels, que le téléphone soit redémarré deux fois, pour qu’un réseau apparaissent. Ô joie, nous avons notre accès Turkcell. Kiki a eu le droit de se faire offrir un thé (brulant) en attendant la résolution du problème, tandis que Kikinette était seule dehors dans le froid matinal à surveiller les vélos. Quel gentleman. Mais nous verrons bien vite que le comportement envers les femmes est spéciale.

Téléphone en main, nous essayons de sortir de Kesan. Notre GPS nous faire prendre une petite route en terre battue qui va nous mettre à mal de bon matin. Nous comme le vélo de Kiki. A croire que ce dernier a décidé de tester tous les réparateurs locaux pendant son voyage. Mais Kiki décidera de réparer seul cette fois-ci, en attendant de trouver un artisan plus compétent. L’une des fixations du garde boue avant a sauté. Il faudra la réparer trois fois en une heure, avec tout l’acharnement et la « patience » de Kiki, et un bout de lacet pour tout faire tenir. Ou du moins, pour que cela puisse attendre un remplacement en bonne forme. La petite route derrière nous, nous reprenons enfin la double voie qui elle sera dans un parfait état. Le jour et la nuit à nouveau en termes de voie de transport. Comme en Grèce, la Turquie semble très vallonnée ici. Du coup, nous pédalons pendant une dizaine de minutes, puis nous arrêtons de le faire pendant deux autres minutes, et nous reprenons la boucle au début. On ne s’en plaindra pas, c’est plutôt agréable au demeurant pour prendre des pointes à 50km/h dans les descentes.

14h00 sonne. Nous trouvons enfin en bord de route un petit restaurant. Vélos posés, on nous montre des viandes dans une vitrine. Kikinette jouera la sureté avec du poulet, Kiki lui montrera du doigt un plat inconnu. Il s’agira au final d’une sorte de viande hachée locale. Délicieuse au passage. Nous sommes conduits dans une salle à l’arrière, le serveur sert la main de Kiki, mais évite celle de Kikinette. Nous ne nous en offusquons pas, en nous disant que cela doit être une marque de respect envers la femme d’un autre homme. A table, pareil, les serveurs ne s’adresseront qu’à Kiki directement, et tous les plats ou couvert lui sont donnés pour qu’il puisse ensuite les disposer devant Kikinette. On mange. On mange un deuxième plat car nous avions du mal nous exprimer en commandant. L’estomac est plein. Et là, un des serveurs arrive avec ce qui ressemble à du liquide vaisselle, et nous asperge les mains avec. Il y en avait partout sur la table. Nous explosons de rire une fois que nous sommes seuls. Nous avons été complètement surpris par le geste et en voyant tout ce qu’il y avait à côté, nous n’avons pas pu nous contenir de rire.

Temps est venu de repartir, bien plus lourd qu’avant. Nous roulerons bien lentement sur quelques kilomètres avant qu’un petit camion se pose à notre hauteur. Un homme, avec sa fille et son fils, commence à nous parler. Nous lui disons où nous allons, et il nous dit qu’il peut nous y emmener. Nous nous étions dit la veille que si l’on nous proposait ce type d’aide, nous accepterions de bon cœur. Les vélos chargés à l’arrière, les enfants mis à l’arrière et nous devant, nous voilà parti dans une folle aventure qui allait changer nos plans. Oli est chauffeur routier. Il est hollandais. La plupart du temps, il le passe sur les routes d’Europe à la traverser. Il parle un peu anglais, nous pouvons communiquer sans problème. Il nous racontera sa vie, nous notre projet d’aller à Istanbul. Après une bonne heure de discussions, il nous invite à venir découvrir sa ville, Sarkoy qui n’est pas sur notre trajet, et nous dis que nous pourrons y prendre un bus pour Istanbul ensuite. Nous acceptons l’invitation et nous retrouvons alors à serpenter les montagnes en bord de mer donnant une vue à couper le souffle. Après plusieurs arrêts photos, nous voilà à Sarkoy, à acheter nos billets de bus et à trouver une petite pension pour la nuit. Après un dernier échange avec Oli autour d’un thé et quelques plats, nous rentrons épuisés, en nous disant que le lendemain, le réveil allait être dur. Le bus partira à 7h00 de la gare routière. La journée se termine, et nous explosons à nouveau de rire en voyant notre chambre. Ou du moins la salle de bain. Un petit carré avec un toilette, un lavabo, et au-dessus de tout ça, une douche qui éclaboussait tout le reste. Nous ne prendrons pas de douche ce soir-là. Mais nous dormirons d’un sommeil léger pour ne pas rater le réveil.

Jour 32 – Sarkoy à Istanbul

Le réveil est matinal. 6h00, le téléphone sonne. Kiki sort d’un rêve bien étrange et lucide. Il fait froid dans la pièce. L’isolation est au minimum dans la chambre, l’air passant à travers les fenêtres. Nous nous habillons rapidement, puis nous partons. Nous pensions savoir où était la gare de bus. Mais non. Nous chercherons une bonne dizaine de minutes à travers les rues de Sarkoy pour enfin retomber dessus bien plus haut que nous pensions. Bagages dans la soute, vélos attachés dans la soute aussi, nous pouvons nous asseoir confortablement dans le bus. De la place pour les jambes, un écran télé avec possibilité d’y mettre ses propres films, WiFi, tablette pour écrire, et collation vers la fin du trajet. Non, vraiment rien à redire sur la qualité du bus que nous avons pris, pour la modique somme de 10€ chacun. Cela donnerait envie de dire à certaines compagnies européennes de venir prendre des cours. Il n’y avait pas moins de 3 personnes pour s’occuper du bus. Un chauffeur, un contrôleur et un jeune qui s’occupait du service. Pour une trentaine de personnes seulement. Il était rempli.

Le voyage se fit en plusieurs étapes. Sarkoy à Terdikag. Une pause d’une grosse demi-heure où nous avons pu déjeuner un mini sandwich avec un thé et café. Puis nous repartons vers Istanbul. Il nous faudra presque 5 heures pour faire le trajet de 250km, entre les arrêts, les bouchons stambouliotes et le contrôle de la police. Ils ne rigolent pas sur la sécurité ici. On pourra voir de nombreux barrages et contrôles un peu partout sur la route qui arrêtent tout le monde. L’un d’eux monte dans le bus, arme bien en vue, et récupère toutes les cartes d’identité et passeports. Nous regardons par la fenêtre. L’un s’occupe des cartes turques, et donne les noms un par un par téléphone. L’autre des quatre passeports du bus. Quand il arrive sur celui de Kiki, il semble tiquer sur le visa de l’Azerbaïdjan pendant un bon moment, avant de passer à celui de Kikinette, où en voyant le même visa il passera rapidement. Cela sera le jeune du bus qui s’occupera de restituer les documents à chaque passager en reprenant la route.

En parlant de lui. Nous avons très vite compris que nous allions avoir un problème ici en Turquie (et même dans d’autres futurs pays) à cause d’un des doigts de Kikinette. Après le premier arrêt, alors que nous venions de passer plus d’une heure l’un à côté de l’autre, il vient vers nous et nous demande gentiment si Kikinette peut aller s’asseoir derrière. Cela semble avoir choqué quelqu’un à bord. Nous ne savons pas trop. Nous nous exécutons néanmoins, ne voulant pas aller à l’encontre de la culture locale. Kikinette terminera le voyage seule dans son coin, à dormir à moitié. Pour éviter de reproduire cette situation, décision est prise de trouver une bague simple qui servira d’alliance. Nous la trouverons dans le bazar un peu plus tard dans la journée. Nous verrons bien si les comportements changent grâce à cet objet et si nous arrivons à ne plus choquer.

Arriver à Istanbul, c’est retrouver des bouchons énormes. C’est aussi pour Kiki retrouver quelques souvenirs de son passage dans la ville lors d’un séminaire d’entreprise quelques années auparavant. Sauf que cette fois, la visite sera toute autre. Moins de faste, plus de local. Et une chose que l’on ne se souvient pas quand on a tout visité en bus, c’est le trafic. Monstrueux. Impossible. Inimaginable. Titanesque. Impraticable. Nous voilà à la gare routière, au beau milieu d’énormes routes qui sont pour la plupart des autoroutes. Impossible de les emprunter, notre folie a ses limites. Nous ferons deux fois le tour de la gare routière pour enfin trouver un trottoir qui nous mènera dehors. 30 minutes à se dire que nous étions coincés et que nous allions devoir nous résoudre à prendre ces immenses routes. La suite, c’était hors du réel. Jamais nous n’avions vu ça. Ici, à Istanbul, le code de la route est inexistant. Le premier qui s’engage gagne. Tu veux t’arrêter en plein milieu de la route, tu le fais. Tu klaxonnes quand tu ne veux pas t’arrêter à une intersection pour prévenir que tu arrives. Faire du vélo dans ces conditions relève de l’exploit. Surtout quand rien n’est vraiment plat ici. On compte les kilomètres avec attention pour espérer arriver rapidement à notre auberge de jeunesse qui nous servira de camps de base pour les trois prochaines nuits. Nous mettrons plus d’une heure pour faire moins de 10 kilomètres. Nous nous disons que nous avons bien fait de prendre le bus, car sinon, rallier le centre d’Istanbul depuis Silivri nous aurait pris plus d’une journée au lieu de quelques heures.

Enfin, nous trouvons notre logement. Nous avons le choix entre une chambre avec toilettes et salle de bain à l’intérieur, ou à l’extérieur. Nous payons 2€ de plus la nuit pour les avoir avec nous. La chambre est petite, mais confortable. La douche sera identique à la veille, pas de paroi de douche, mais au moins, cela ne sera pas directement au-dessus des WC. Nous nous reposons un peu, prenons une bonne douche, puis nous partons prendre le pouls de cette mégapole gigantesque. Il était presque 14h00, et nous n’avions pas encore mangé. Les étals du Grand Bazar qui est à deux pas s’offrent à nous. Nous commençons à déambuler et nous y perdre à l’intérieur, sous une pluie fine, avant de nous arrêter enfin vers 15h00. Une petite table dans une allée, deux belles assiettes d’ailes de poulet et leur garniture, et nous voilà heureux d’avoir un bon repas dans le ventre. La marche reprend, pour que nous puissions terminer notre repas avec une petite douceur. Cela sera des fruits secs achetés dans l’une des allées du bazar. Aussitôt achetés, aussitôt engloutis. Nous continuons d’explorer toutes les petites et grandes rues autour du bazar pour enfin trouver notre drapeau Turc. Il sera accroché prochainement sur le vélo.

Explorer le Grand Bazar d’Istanbul. Sûrement l’une des choses les plus intéressante à faire. Une foule sans cesse renouvelée qui déambule dans toutes les allées. Tantôt couvert, vous entrez dans une caverne aux milles couleurs et senteurs. Les épices sont disposées sur les étals. Les fruits secs se donnent à vous. Viennent ensuite les services à thé, les lustres traditionnels, les vêtements. Tout. Vous trouverez de tout. Tantôt à l’extérieur dans de petites rues pavées qui vous perdront dans un dédale sans fin. Chaque rue aura sa spécialité. Des dizaines et des dizaines de petites boutiques vendant tous le même type de produits. Ici des robes de mariée. Là des foulards. Ici des coques de téléphone. Là des composants électroniques. Ici des bijoux. Là des vêtements pour enfants. Si un plan existait, il nous montrerait un ordre bien établi dans tout ce cœur économique où la foule se presse au quotidien. Partout vous pourrez voir une personne distribuer des tasses de thé dans les différents magasins. A toute heure. Tout le temps. Nous nous demandons bien combien de thé les Turcs peuvent boire chaque jour. Et nous continuons d’explorer ce petit bout d’Istanbul.

Le trajet en bus, la traversée en vélo et la marche du jour nous auront épuisé assez pour nous faire rentrer un moment à notre chambre. Nous en ressortirons deux heures plus tard pour diner dans un petit restaurant après avoir vu le Bosphore en lumière. Ici, la nourriture semble beaucoup moins grasse qu’en Grèce, mais demeure bien nutritive dans tous les cas. Beaucoup moins d’huile, beaucoup plus de légumes pour accompagner la viande. Cela sera parfait pour notre régime et pour nous donner l’envie de dormir tôt pour notre première nuit à Istanbul.


Data depuis le début de notre tour du monde en vélo

  • Budget : 568,31LT
  • Kilomètres parcourus : 221,28
  • Temps de déplacement : 13h38m19s
  • Altitude : 1828+ / 1717-
  • Calories dépensées par personne : 6521

 

Par | 2017-09-15T15:42:12+00:00 avril 13th, 2017|Turquie|1 Comment

Un commentaire

  1. Ernandorena Jean Jacques 13 avril 2017 à 10 h 20 min - Répondre

    Bonjour à tous les 2,

    Encore de belles découvertes dans ce Pays.Vos commentaires sont très explicites
    et donnent réellement envie.!!!
    Continuez à nous faire rêver. Je suis preneur .
    Bon courage
    Jean Jacques

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