Les petites histoires du Tadjikistan – Hello, goodbye, what is your name

Le quotidien du cycliste sur les routes du Tadjikistan est rythmé par les mêmes mots qui lui sont répétés encore et encore : Hello, goodbye, what is your name. Nous n’y échappons pas. Nous nous y adaptons à notre manière. Nous les supportons plus ou moins bien en fonction de l’heure, de la chaleur et de l’épuisement. Mais nous gardons toujours le sourire face à cette avalanche de positive attitude de la part des locaux.

Dans chaque village que nous traversons, les enfants accourent vers nous dans l’espoir que nous puissions leur taper dans la main. Parfois, ils vont courir du fin fond de leur jardin pour nous voir et nous crier un grand HELLO. Parfois, ils vont nous regarder avec leurs grands yeux dans l’espoir que nous leur faisions un petit signe de la main. Parfois, dans les bras de leurs mères, un petit Hello sort, et nous sourions alors en les voyant heureux de simplement nous voir passer. C’est difficile de décrire ce sentiment, mais il emplit notre être au quotidien et nous pousse toujours plus loin.

Nous avions été prévenus avant de prendre la route. Certains enfants n’ont pas la notion du danger, et au lieu de juste taper nos mains, ils vont essayer de l’attraper, ce qui peut nous déstabiliser facilement sur le vélo. Alors pour éviter toute déconvenue, nous faisons en sorte de juste claquer les mains. Et chaque fois, c’est un visage illuminé que nous apercevons après ce « simple » geste. Il nous est difficile de le faire tout le temps, surtout quand les enfants nous attendent dans une montée pleine de cailloux. Alors nous les saluons à la place avec un petit Hello tout essoufflé que nous sommes.

Nous apprenons aussi à faire attention. Certains enfants peuvent « s’amuser » à nous lancer des pierres une fois que nous les avons dépassés. La mésaventure nous est arrivée une fois. Kiki a alors mis pied à terre, crié à l’encontre du gamin qui est parti en courant. En voilà un qui ne fera pas la même erreur deux fois. D’autres, quand il y a un groupe de garçons d’un certain âge, vont nous feinter quand nous allons pour leur taper la main, juste pour rigoler avec leurs copains. Nous apprenons vite à les reconnaître pour ne pas faire l’erreur plusieurs fois aussi.

C’est en fin de journée, quand nous avons pris notre dose de soleil, que nous sommes très certainement le moins réceptif à toute cette sollicitude de la part des locaux. Il faut dire qu’après avoir entendu les mêmes mots pendant plus de huit heures, notre cerveau souhaite une petite déconnection. Alors, c’est à cette période de la journée que nos prénoms changent à chaque fois pour « décompresser » à notre manière.

Partout où nous roulons, nous avons le droit aux sourires des enfants. Partout où nous passons, nous avons le droit aux saluts des aînés. Partout où nous nous arrêtons, nous sommes bien accueillis. La route est bien meilleure dans ces conditions.

Par | 2017-08-05T17:52:33+00:00 août 5th, 2017|Tadjikistan|1 Comment

Un commentaire

  1. Ernandorena 7 août 2017 à 8 h 02 min - Répondre

    Bonjour à tous les 2,

    Ce doit être craquant tous ces gosses !!!
    Bon courage
    Jean Jacques

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