Journal de bord – 42

Jour 176 – Séoul à Yangpyeong

C’est l’heure de la reprise. Après presque deux semaines d’arrêt, nous sommes un peu impatients de remonter en selle. Surtout Kiki. Son nouveau jouet l’attend au magasin, il est enfin terminé, il lui suffit simplement d’y poser les bagages dessus et de rouler cheveux au vent. Et nous avons entendu tellement d’histoires à propos des pistes cyclables en Corée du Sud et lu tellement d’articles en vanter ses mérites, que nous voulons nous aussi nous faire notre propre idée sur la question. Alors quand Daniel commence à se préparer, nous discutons encore un peu avec lui. Les derniers moments avant de devoir le quitter. Lui partant prendre son avion pour un salon en Allemagne, et nous reprenant la route. On rigole une dernière fois, on le remercie énormément pour tout ce qu’il a fait pour nous, puis la porte se ferme. Nous voilà seuls à nouveau chez lui, à faire nos derniers préparatifs. Le magasin n’ouvrant qu’un peu avant 11h00, nous avons un peu de marge pour une fois.

Une dernière vérification, puis à notre tour de fermer la porte de ce petit studio bien charmant qui aura été notre camp de base dans la capitale sud-coréenne. Le temps de traverser la rue avec tous nos bagages, et nous voilà déjà dans un taxi pour être déposés juste devant le magasin. Les vélos sont toujours là après avoir dormi une dernière nuit bien au chaud. Tout cela va être fini pour eux. Maintenant c’est le froid extérieur qui va les titiller quotidiennement. Nous faisons les derniers réglages, puis nous les sortons et les équipons intégralement. Tout marche à merveille. Kiki monte sur son vélo comme un enfant le jour de Noël, heureux de l’essayer. Il lui faudra un petit moment pour s’y habituer, mais les premiers coups de pédales sont plus que satisfaisant. Le changement est radical avec l’ancien. De quoi s’amuser encore mieux sur les routes à venir.

Un petit kilomètre, une traversée de pont, et nous tombons directement sur l’immense piste cyclable qui traverse tout le pays du Nord au Sud pour rejoindre le port de Pusan. Notre chemin ne nous y conduira pas directement, nous préférons zigzaguer un peu dans le pays pour profiter pleinement de toutes les pistes cyclables mises en place. Les quatre rivières comme ils appellent ça ici. Ils en ont même créé un passeport pour que les cyclistes puissent avoir des badges à différents endroits. Comment résister. Nous devions l’avoir aussi. Alors quand nous tombons sur le premier centre de certification, nous l’achetons. Le passeport est vraiment remarquable, un petit bijou pour un prix dérisoire. Voilà un objet que nous allons conserver dans le temps. Peut-être qu’un jour cela donnera des idées à la France pour faire la même chose. Notre passeport en main, nous entrons dans notre première cabine téléphonique rouge du parcours pour y apposer notre premier tampon. Voilà le petit jeu qui va nous tenir en haleine jusqu’à Pusan, encore mieux que les Pokémon !

Sortir de Séoul via la piste cyclable est quelque chose d’assez incroyable. Nous y croisons des centaines et des centaines de cyclistes qui y déambulent dessus. Simplement fou. Tout le monde semble faire du vélo, ou du sport en règle générale. Tout le long du chemin, en bordure du fleuve, nous pouvons voir des terrains de football, de baseball, de tennis, ou encore des pistes d’athlétismes et des machines diverses pour une sorte de musculation. Tout est fait pour rester en forme dans ce pays, et les gens semblent y tenir énormément. Une règle de vie. Kiki sera surtout impressionné d’y voir aussi des zones « ouvertes » uniquement aux drones, pour pouvoir les tester et s’y amuser avec. Mais ce qui impressionne certainement le plus autour de toute cette piste cyclable autour de Séoul, c’est la profusion d’équipements pour rendre agréable le parcours. Toilettes, fontaines à eau, trousse à pharmacie, mais aussi des petits supermarchés pour se restaurer très facilement. Nous profiterons de l’un d’eux pour nous poser un moment avant de reprendre notre route.

Quand enfin la capitale est derrière nous, les buildings disparaissent pour laisser place aux petites montagnes du pays. Nous voilà sur une piste cyclable toujours aussi bien entretenue, mais avec beaucoup moins de monde dessus. Il faut dire qu’ici, par moment, nous avons le droit à deux pistes, une pour chaque sens de circulation, une à la lisière du fleuve, l’autre au-dessus. Nous avons déjà du mal à avoir une piste cyclable en France, en Corée du Sud, ils peuvent se permettre d’en avoir deux parallèle. Le seul bémol à ce magnifique système, le fait que tous les panneaux soient en coréen. Que cela soit pour dire que nous nous trouvons bien sur la bonne route ou pour avoir des informations sur ce qui nous entoure, rien n’a été traduit. Dommage pour nous. Surtout quand nous nous perdons à un croisement car nous ne regardions pas bien les panneaux. Résultat, nous avons le droit à un petit détour gratuit sur un autre bout de piste cyclable. Il y en a partout, alors il faut bien faire attention de suivre la bonne pour continuer le chemin des quatre rivières.

Et dès que nous semblons perdus, nous nous arrêtons pour consulter notre carte. Et à chaque fois ou presque, un coréen s’arrête à notre hauteur pour nous aider. Nous avons eu la chance d’en rencontrer un qui a fait demi-tour pour nous accompagner vers un croisement qui n’était pas très évident. Puis un peu plus loin, un autre avec qui nous avons discuté et pris quelques photos. Il était déjà venu en France, et ses enfants vivent aujourd’hui en Australie. Nous le rencontrerons une deuxième fois quelques kilomètres plus loin quand Kiki s’arrêtera pour réparer son rack arrière. Les boulons n’ayant pas été bien visés, ces derniers ont cédé. Une tuile dès le premier jour. Mais rien qui ne se répare pas facilement. Notre homme du jour nous conseillera de camper sur une petite ile pour profiter de son calme et sa beauté. Nous écoutons sans problème le conseil pour trouver notre parfait spot pour la nuit. Ici, tout le long du chemin, des sortes d’abris sont disposés, alors nous en profitons pour y mettre la tente en dessous, et avoir par la même occasion des bancs pour table. En toile de fond, le soleil se couchant derrière les montagnes avec la rivière pour compagne. Une personne fait du ski nautique au loin, et autour de nous, une dame tourne en rond pour faire sa gymnastique du soir. Voilà un premier jour dès plus intéressant !

Jour 177 – Yangpyeong à Chongju

Quand le soleil commence timidement à rayonner sur la tente, nous sortons alors pour prendre notre petit-déjeuner avec le fleuve pour compagnie. Notre regard se perd un peu, puis nous repensons au petit matin. Dès l’aube, nous avons eu le droit à de nombreux sportifs tournant autour de la tente. Certains courant, d’autres marchant, d’autres encore sautant, et l’un d’eux devait être malade car il n’arrêtait pas d’éternuer. De quoi nous tenir compagnie pour se dire que nous n’avions peut-être pas choisi le meilleur spot de toute l’ile, mais très certainement celui où tout le monde vient s’entrainer. Et ce n’était pas notre tente qui allaient les empêcher de faire leur sport quotidien. Ici les gens semblent être habitués. Il faut dire que tout autour de l’île, de nombreuses tentes sont visibles. A l’intérieur, principalement des pêcheurs venus lancer leurs lignes dans l’espoir de sortir quelques poissons de l’eau. Nous ne nous essayerons pas à la pêche ce matin, préférant reprendre doucement la route, à suivre notre petite chasse au trésor urbaine.

Si la veille nous avions pu avoir le droit à des tunnels parfaits pour passer les montagnes, avec jeux de lumières et toutes les sécurités nécessaires, nous comprenons rapidement que ces aménagements n’étaient que pour l’aire de Séoul. En dehors, il faut « pédaler » pour monter quelques côtes ici et là. Quand nous disons côtes, c’est sur cent ou deux cents mètres de dénivelé grand maximum, rien qui ne nous empêche vraiment d’avancer à bonne allure. Surtout quand la route est parfaite. Ou en partie. Nous avons pu voir quelques passages qui n’étaient pas bien débroussaillés ou d’autres où une fine couche de terre était restée après le passage d’un camion. Simplement honteux… Dur pour nous de vraiment y trouver à redire sur cet itinéraire cyclable qui nous émerveille jour après jour. Le seul point pourrait être le fait qu’il n’y ait pas vraiment de fontaines à eau très régulièrement, peut-être tous les 30 à 40km, rien de bien dramatique quand nous ne buvons plus qu’un litre par jour contre quatre ou plus dans les pays d’Asie Centrale.

Alors nous profitons principalement du paysage qui change constamment. Nous n’avons pas de quoi nous ennuyer. Si le premier jour pouvait être très urbain, aujourd’hui nous sommes rentrés dans les terres, et nous longeons principalement des cultures pendant toute la journée. Les rizières sont légions, et pourtant nous n’arrivons pas à trouver de riz au détail dans les supermarchés (véridique). A côté de cela, le rouge des piments nous salue, comme pour nous rappeler qu’ici, il est l’un des aliments de base de l’alimentation. Nous le trouvons dans presque toutes les préparations. Puis de nombreux arbres fruitiers s’élèvent devant nous, avec dans leurs branches du papier entourant les fruits. Curieux, nous nous arrêtons pour y découvrir des pêches blanches à l’intérieur. La tentation étant trop grande, tel Kiki & Kikinette, nous en déposant une dans nos mains, et laissons sa douceur nous envahir. Un délice coupable. Quand la faim est trop grande, difficile de résister.

Heureusement, nous rencontrons quelques cyclistes coréens sur la route. Et chaque jour apporte son lot de surprise. Aujourd’hui, nous croisons une première fois deux cyclistes dans une petite ascension. L’un d’eux offre à Kiki un paquet de bonbons. Nous les recroisons une bonne heure plus tard alors que nous tamponnons notre passeport à nouveau, pour que le deuxième cycliste vienne à la hauteur de Kikinette pour lui offrir à son tour une barre chocolatée. Des attentions sincères qui font nous dire que ce peuple est d’une gentillesse extrême. Un peu plus tard, alors que nous pensions être perdus, la ligne bleue que nous devons suivre s’étant volatilisée, c’est un autre cycliste qui fait demi-tour pour venir à notre rescousse. Et alors que nous tamponnons encore notre passeport, nous faisons une autre belle rencontre. Un vieil homme, autour de 80 ans, s’arrête en vélo pour discuter avec nous. Il nous montre alors son passeport entièrement rempli, fier d’avoir pu faire toutes les routes dès l’ouverture de celles-ci. Sur son casque, des petits autocollants reprenant les tampons. Nous sommes alors un peu jaloux de ses magnifiques et impeccables tampons, car les nôtres sont médiocres, l’encre étant presque finie dans les cabines téléphoniques. Alors nous partons avec lui pour rouler un moment jusqu’à la prochaine ville où il nous « escorte » en quelque sorte pour nous ouvrir la voie. Il est bientôt midi, nos ventres gargouillent, et nous lui demandons alors si il connait une bonne adresse.

Il pointe alors du doigt un petit restaurant à l’angle de la rue puis nous lui disons au-revoir pour aller nous y installer. Lui continuant son chemin pour faire sa « petite » balade quotidienne. Nous nous installons alors autour de la table. Au milieu, une grille où des pierres chaudes sont disposées. Au-dessus, la dame s’occupant du restaurant y arrange plusieurs morceaux de viande, les fait cuire puis les découpent aux ciseaux. A côté de ça, elle nous dispose une dizaine de petits plats avec chacun des mets différents. De quoi nous faire saliver le temps que la viande cuise. Les jours passent, et la gastronomie coréenne nous enchante de plus en plus. Difficile de faire la comparaison avec la soupe aux pates que nous nous faisons cuire chaque soir quand nous campons. Mais bon, la qualité des repas n’exclut hélas pas un prix bien plus élevé que tout ce à quoi nous pouvions être habitué depuis plusieurs mois. Alors le soir, c’est un repas « maigre » pour terminer la journée. Et ce soir-là, nous avons pu trouver un nouveau « toit » en plein milieu d’un parc public avec pour seule compagnie un petit chat blanc se promenant sagement.

Jour 178 – Chongju à Cheongju

Une longue et folle journée s’annonçait pour nous. Alors dès 8h00, nous étions déjà sur les vélos, sacoches ficelées et petit-déjeuner avalé tout en regardant le parc prendre vie petit à petit. Notre application prévoyait environ 85km pour rallier la ville de Cheongju où nous attendait un hôte Wharmshower. Nous en ferons presque 130 au final. Nous pouvions couper à travers champs, mais le « jeu » des quatre rivières nous a poussé à suivre l’eau pour obtenir nos fameux tampons. Alors nous pédalons dur pendant plus de huit heures pour arriver à la gare d’autobus vers les coups de 18h00. En chemin, nous continuons notre traversée rurale de la Corée. Une visite si loin de l’hyperconcentration que connait la capitale Séoul. Les villes sont à taille humaine, les bâtiments sont plus traditionnels, les cultures sont majoritaires. Ici, tout ce qui ne ressemble pas à une montagne avec des arbres est utilisé pour l’agriculture. Parfois au milieu d’un champ, d’énormes « hangars » sortent de terre. A l’intérieur du bétail qui ne verra jamais l’extérieur de ses enclos, sauf au moment de son abattage. Les exploitations animales sont assez rares dans cette partie du pays, les troupeaux sont très réduits. En voyant ce système, nous comprenons mieux le prix élevé de la viande dans le pays, même si nous ne comprenons pas celui des fruits et légumes.

C’est pour cela que nous préférons les consommer le midi au restaurant. Nous tombons dans un petit village, un choix unique, dans une petite maison. Nous poussons la porte, une vieille dame nous accueille tout sourire. Elle nous demande alors ce que nous voulons manger en nous montrant la carte au mur. Tout étant en coréen, nous sommes perdus. La dame nous montre alors un bol rempli d’un aliment long et gélatineux non identifié. Comme nous sommes ici pour tester des nouveautés culinaires, nous acceptons. Le temps de nous préparer un grand plateau avec encore une fois une dizaine de nouveaux plats que nous n’avions pas goûté, la dame se place juste derrière Kiki pour le voir manger cet aliment étrange. Elle rigole un peu, nous rigolons encore plus, surtout quand Kiki approche ses baguettes pour goûter. Aucun goût spécial pour nous, neutre et sans trop de saveur, mais bon pour la santé il parait. Alors nous avalons (presque) tout ce qui était sur la table, nous reposons un peu avant de reprendre la route pour terminer notre journée de vélo.

Une fois à la gare routière de Cheongju, nous attendons une dizaine de minutes pour qu’arrive Juntae. Dans sa tenue de cycliste, avec son vélo de route, il nous conduit chez son ami Junseok qui habite non loin de là. Juntae travaille dans l’informatique et le coding, tandis que Junseok est vétérinaire. Chez lui, trois chats se balade tranquillement comme des petits rois. L’un d’eux marquera Kikinette en perdant tous ses poils blancs sur elle. Alors que nous devions poser la tente sur le toit de l’immeuble pour la nuit, Junseok nous propose la chambre de ses parents pour dormir. Il nous prévient seulement que le lit est dur comme de la pierre. Littéralement. Il y avait une énorme pierre en lieu et place du matelas. Mais ce n’est pas pour ça que nous n’avons pas extrêmement bien dormi dessus. A peine la douche prise, nos deux compères nous emmènent prendre l’apéro sur le toit. La nuit tombant à peine, les immeubles s’illuminaient au loin pour nous offrir un beau spectacle. Quelques bières plus tard, nous prenons tous la direction du centre-ville pour manger. Juntae toujours en tenue de cycliste est un peu gêné, car ses attributs peuvent ressortir, chose qui peut choquer certaines personnes dans la société nous explique-t-il. Alors nous passons devant des enseignes plus lumineuses les unes que les autres pour que leur dévolu se fasse sur un restaurant de viande. Nous voilà à nouveau assis autour d’un petit feu, avec un cuistot rien que pour nous afin de goûter une viande toujours aussi succulente et tendre. Un petit bijou accompagné d’un petit alcool local, une sorte de vin à 15%, pour trinquer tous ensemble. Alors que nous étions rassasiés après cette énorme repas, Juntae nous explique que pour lui, ce n’était que le premier, et généralement ils faisaient ainsi la tournée de deux ou trois restaurants pour manger un peu de tout. Nous voilà à la recherche d’un bar-restaurant où le match de la Corée est retransmis. A table, de nouvelles bières apparaissent au grand plaisir de Kikinette, et de nouveaux plats nous sont servis. Un peu de poulet fris, des beignets de crevettes, et de la glace entourée d’un cornet chaud. Oui, cela est possible, et nous avons été mitigé quant au goût final. La glace seule aurait suffit. C’est pour ça que sur le retour, nous nous arrêtons dans un petit supermarché, prenons une glace, des chips et quelques bières pour terminer la soirée chez Junseok. Cela ne sera que sur les coups de minuit passé que nous nous quitterons pour aller nous coucher. Eux devant travailler tôt le lendemain matin, et nous étant épuisé après la longue journée de vélo.

Pendant les quelques heures que nous passons en compagnie de nos deux nouvelles connaissances coréennes, nous essayons de discuter ouvertement sur de nombreux sujets afin d’en apprendre plus sur la culture, mais aussi la pensée des jeunes trentenaires sur leur pays et le monde en général. La première chose qui frappe, c’est notre accent. En bons français que nous sommes, quand nous parlons anglais, nous avons cette fâcheuse tendance à être très mauvais pour prononcer un bon nombre de mots. Pour les coréens, le problème ne se pose pas, et ils sont toujours souriant quand nous parlons. Pour eux, nous avons de nombreux progrès à faire dans le domaine, car malgré être un voisin direct de la Reine, nous n’avons jamais eu envie de bien entretenir sa langue. En Corée, chose étrange, quand les jeunes ont à choisir une seconde langue (outre l’anglais), ils ont le choix logique du Japonais ou du Chinois, puis viennent ensuite le Français, l’Allemand et l’Espagnol, qui sont pourtant des pays bien lointains pour eux. Nous autres européens avons une mauvaise réputation selon eux, chose que nous ne pouvons pas nier quand nous rencontrons parfois l’attitude choquante de certains touristes européens (pas des voyageurs au long terme) dans les pays que nous traversons. En plus d’être assez mauvais en langue, l’attitude assez déplacée, c’est nos « mauvaises » actions qui les choquent le plus, comme le fait que certains jeunes touristes n’hésitent pas à voler. Chose impensable pour les Coréens. Et nous le comprenons parfaitement jour après jour en parcourant le pays. Un pays où l’armée est omniprésente quand nous roulons, que cela soit dans le ciel ou sur les routes. Pour eux, c’est « normal », rien de nouveau depuis qu’ils sont enfants. La « peur » de la Corée du Nord existe, mais elle semble minime, comme si il s’agissait d’un vieux voisin un peu ivre déclarant toujours les mêmes histoires pour faire peur, sans jamais rien faire. Et même si la guerre devait reprendre, nos deux jeunes coréens sont plutôt « relativistes ». Oui, il y aura des millions de morts, mais à la fin pour eux, la Corée du Sud remportera la guerre dans tous les cas. Une grande confiance placée dans leur gouvernement et leur armée qui nous laisse une impression étrange quant à ce sentiment neutre de la guerre. Alors nous préférons parler des hobbies, et là aussi, nous confirmons un peu ce que nous avions pu voir sur Séoul. Les coréens sont des acharnés du travail, avec un nombre incalculable d’heures de boulot, et très peu de vacances. Seulement deux semaines dans l’année, que la plupart ne préfère pas prendre. Un comportement bien loin de ce que nous pouvons éprouver en France. Et après le travail, les activités ne sont pas nombreuses pour eux. Du sport principalement, des sorties au restaurant entre amis, puis le fameux karaoké coréen qui semble être une institution dans le pays. Peut-être le testerons-nous. Puis nous parlons des hôpitaux, un domaine que Junseok connait un peu. Ici en Corée, il n’y a pas de médecin traitant qui va vous dire si vous devez aller faire une radio ou passer des examens. Tout le monde va directement à l’hôpital du fait du système de santé et des assurances. Et tout le monde y va dès qu’ils ont le moindre rhume ou petite brûlure. Les personnes âgées étant selon eux la classe d’âge s’y rendant le plus régulièrement du fait du coût quasi nul des soins, tels que des massages. Nous en rigolons un peu, en se disant que la société coréenne est bien étrange et complexe sur certains aspects, et bien légère et ouverte sur d’autres.


Data depuis le début 

  • Kilomètres parcourus : 6 563,30
  • Temps de déplacement : 420h13m03s
  • Altitude : 49 318+ / 47 150-
  • Calories dépensées par personne : 206 891

 

Par | 2017-09-09T11:14:07+00:00 septembre 13th, 2017|Coree du Sud|1 Comment

Un commentaire

  1. Ernandorena Jean Jacques 13 septembre 2017 à 8 h 51 min - Répondre

    Bonjour à tous les 2,

    Encore un superbe pays à visiter.
    Et les gens ont l’air super sympa!
    quel périple et ce n’est pas fini !
    Bon courage
    Jean Jacques

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