Journal de bord – 048


Jour 200 –  Iwakuni à Hiroshima

De mémoire de Kikinette, jamais elle ne s’est levée aussi tôt. Le ciel ne lui était pourtant pas tombé sur la tête. Mais le programme de la journée étant plutôt chargée en visite autour et dans Hiroshima. Alors à 5h45, Kiki se risque à réveiller en douceur Kikinette pour prendre le petit-déjeuner. Tout se passa bien, pas de cris, pas de larmes. Que du bonheur pour quitter notre jardin public à l’aurore sans que personne ne nous voit. Nous aurions pu y croire dans d’autres pays, mais au Japon, les personnes âgées sont très (très) matinales. Et au réveil, quoi de mieux qu’un peu d’exercice au parc. Voilà qu’un groupe d’une quinzaine de personne s’aligne, lance la musique « à fond », pour dix minutes de renforcement. Notre présence ne semblait pas les perturber plus que ça, et nous, nous avions le droit à un réveil en musique. Parfait pour bien commencer la journée. Alors nous partons pour faire la vingtaine de kilomètres nous séparant du port pour rallier l’île d’Itsukushima.

Le ferry attrapé de justesse, nous voilà pour une traversée de dix minutes. C’est une petite pluie fine qui nous accueille sur place. Rien pour nous empêcher de sillonner le rivage en vélo pour croiser des faons en liberté. Le premier que nous rencontrons nous étonne, pensant à un faux de prime abord. Nous arrêtons les vélos, nous approchons, oui, il bouge bien. Simplement merveilleux de pouvoir se promener sur l’île sans que les animaux en soit exclus, mais vivent plutôt en bonne harmonie avec tous les touristes circulant toute la journée. Pour les touristes, tout est prévu pour les « accueillir » comme il faut, avec dès la sortie du ferry une rue entièrement commerçante, avec souvenirs et nourritures, pour être sûr que ces derniers consomment comme il faut. Et nous sommes obligés d’y passer avant d’arriver enfin dans le sanctuaire d’Itsukushima. Là, impossible de continuer en poussant nos vélos. Alors nous les attachons dans un coin, pour les récupérer dans le même état avec tous les bagages une heure plus tard. Le Japon, pays où il fait bon d’avoir confiance dans son prochain.

Le sanctuaire nous appelle. Nous foulons son bois et naviguons dans les allées sur pilotis. Le sanctuaire n’est pas bien grand, mais une fois au centre notre regard se plonge dans l’eau. Là, un énorme Torii rouge nous fait face. Ce dernier résiste depuis des centaines d’années sans n’avoir jamais cédé. Nous nous émerveillons. De lui, comme du nombre impressionnant d’écoliers venus sur l’île aujourd’hui. Des classes et des classes entières qui réalisent toutes les mêmes photos de groupe. Comme Kikinette le dit bien, leurs photos de classe sont plus intéressantes que celles que nous pouvions avoir avec le mur du gymnase. Nous les laissons pour continuer notre chemin et grimpons quelques marches pour nous retrouver devant une pagode qui surplombe le sanctuaire. Le temps de redescendre, nous prenons notre temps pour faire notre vidéo pour Lyli Association avec le Torii flottant comme arrière-plan. Il nous faudra presque vingt minutes, un nombre incalculable de prises, une pause pour se mettre à l’abri des arbres quand la pluie s’est abattue plus violemment, pour enfin avoir un résultat qui pouvait nous satisfaire. Nous verrons bien au montage le résultat final. Le « tournage » fini, nous terminons notre visite de l’île en grimpant de l’autre côté du sanctuaire pour admirer une pagode encore plus grande à côté d’un temple. Là, nous pensions pouvoir prendre un ferry pour nous amener à Hiroshima directement. Mais manque de pot, nous ne pouvions prendre ce ferry (dix fois plus cher que l’autre) que si nos vélos étaient dans des sacs. Nous préférons rapidement l’option du premier ferry et terminons une autre vingtaine de kilomètres pour rallier le cœur d’Hiroshima.

La pluie évitée de justesse, nous trouvons un hostel pour y passer la nuit. Les formalités remplies, les sacoches posées dans un coin, nous sautons directement dans la douche. A chaque fois que nous en trouvons une après plusieurs jours de camping, c’est un bonheur assuré. Aussi bien pour nous que pour les gens que nous côtoyons, nous disons-nous. Propre et bien frais, le premier coup de l’après-midi a déjà sonné. Les ventres gargouillent. Nous faisons deux pas dans la rue qu’un restaurant de quartier nous attire. Les locaux au comptoir dégustant un bon plat nous donne envie. Nous allons y faire la connaissance des okonomiyakis, une spécialité locale. Nos papilles en frétillent encore en se rappelant de ce déjeuner délicieux. Des nouilles, du porc, de l’œuf, de la viande ou du poisson, des légumes, le tout bien compact enrobé d’une sauce parfaite pour relever tous les ingrédients et servi sur une plaque chaude. A nous de manger ce repas gargantuesque à la spatule en découpant dans l’ordre notre plat. Nous nous amusons du menu sous les yeux qui nous explique quelques mots en japonais pour discuter et commander, mais surtout de la meilleure manière pour manger les okonomyakis. Mais cela ne serait pas le Japon sans ça. Tout ici est un peu comme dans le monde des « mangas », que cela soit des panneaux d’informations, avec des personnages « enfantins », aux plots de signalisation, avec des lapins roses. C’est vraiment « spéciale » comme manière de communiquer auprès de toutes les tranches d’âge, mais si cela fonctionne, pourquoi pas.

Nos ventres bien heureux, nous voilà à devoir repartir sous une pluie battante pour entamer les visites. Là, la gérante du restaurant nous offre deux parapluies sur le pas de la porte. Nous sommes surpris par le geste et la remercions grandement. Jamais nous n’avions vu une telle gentillesse. Nous les rapporterons en fin de journée après leur avoir fait faire le tour de la ville. Hiroshima est une grande ville industrielle qui s’est reconstruite pratiquement à l’identique sur les ruines de la bombe. De cette terrible épreuve ne subsiste que le Dôme, à l’hypocentre même de l’explosion, un mémorial pour montrer l’impact d’une telle arme. De cet imposant bâtiment, seule la structure est encore partiellement encore debout. Il aura fallu pas moins de quatre restaurations pour lui permettre de ne pas s’effondrer avec le temps ou les cataclysmes. Le tout, financé par des dons publics d’anonymes souhaitant conserver à jamais un symbole de mémoire. De mémoire tourné vers la paix, pour que tout le monde se souvienne. Telle est aujourd’hui la ville d’Hiroshima. Et son Musée du Mémorial pour la Paix en est l’exemple parfait. Bâti dans les années 60, ce musée rend hommage à celles et à ceux qui ont péri des causes de la bombe A, tout en expliquant aujourd’hui l’histoire derrière cette arme et tout ce qui a été entrepris pour la faire disparaitre. Images d’archives à l’appui, nous lisons ou regardons les panneaux pour nous rendre compte que jamais nous n’avions étudié sous cet angle ce passage de l’Histoire. Alors qu’il faudrait certainement en savoir plus, en voir plus, comme le font ici les japonais. Des classes entières d’élèves de 10 à 13 ans parcourent le musée. Si certaines parties de l’exposition sont « historiques », d’autres nous plongent plus durement sur la réalité des effets de la bombe et l’impact sur le corps humain. Les images sont dures. Les mots des survivants encore plus. Mais le devoir de mémoire est essentiel, surtout dans des périodes comme aujourd’hui, pour se rappeler des atrocités qu’elles engendrent. Plus jamais, comme le répète le musée.

Le Château d’Hiroshima sera notre seule autre visite culturelle de la journée. De l’imposante structure entourée par l’eau, il ne reste aujourd’hui qu’un unique bâtiment qui a été réhabilité en musée sur l’histoire de la ville et de sa région. Les remparts ont été rebâtis eux aussi, mais le reste du château a laissé place à un magnifique jardin où se promener, sans avoir la pollution auditive de la ville. A l’intérieur du musée du château, nous grimpons les étages un à un. A chaque fois, une exposition bien spécifique pour nous plonger dans le Japon féodal. C’est là que nous apprendrons pourquoi le sanctuaire que nous avions vu au petit matin possédait un théâtre. Tous les arts, sauf un, avait été bannis d’Hiroshima, créant ainsi une « scène alternative » sur l’île d’Itsukushima. A un étage, nous contemplerons, avec une certaine admiration pour Kiki, les costumes des samouraïs ainsi que leurs épées d’une conception parfaite. Kikinette s’essayera à en soupeser une (« en libre-service ») pour se rendre compte que ce n’était pas très léger. Les samouraïs, eux, avaient une vie très intéressante, puisqu’ils étaient considérés presque tout en haut de la chaine. De vastes maisons leurs étaient octroyés, quand la plupart des japonais devaient vivre des familles entières dans une ou deux pièces seulement. Les anciennes taxes d’habitation étaient calculées déjà sur la superficie de la maison, poussant même les plus riches marchands de l’époque à vivre dans de petites maisons pour payer moins. C’est au dernier étage que Kikinette trouva son bonheur avec une vue panoramique sur l’ensemble d’Hiroshima. De quoi terminer en beauté notre journée.

Le temps de rentrer à l’hostel, de lancer une bonne lessive, nous oublions cette dernière dans la machine. Heureusement pour nous. Cela nous a permis de faire la rencontre de Barbara et Thomas, quand ce dernier est venu nous avertir qu’il avait enlevé notre linge. De cet instant, nous voilà à discuter jusque tard dans la nuit avec eux dans le salon de l’hostel. Ils sont français, partis voilà un an moins dix jours pour un tour du monde en sac à dos. Ils vivent leurs derniers jours de voyageurs au Japon avant le grand retour. Et c’est avec des images et des rêves plein la tête que nous discutons ouvertement avec pendant des heures. Un jour peut-être, ils souhaitent repartir sur les routes, mais cette fois-ci en moto. Motards depuis bien longtemps, ils ont cette envie de continuer le voyage. Ils ne savent pas quand, mais comme tous voyageurs ayant apprécié le monde, l’envie de repartir est toujours immense. Kikinette en profitera pour parler moto longuement, afin de se replonger un peu dans ce monde qu’elle a dû laisser de côté pour un petit moment, sans toutefois oublier son envie de remonter dessus. Nous parlons de l’inquiétude des proches, pour que Thomas nous raconte ce qu’il a fait à ses parents comme petite boutade. Sachant que ses parents vérifient tous les jours les informations du Ministère sur la « dangerosité » d’un pays (une belle carte allant de vert à rouge foncé), il a choisi toutes les îles les plus rouges pour faire un itinéraire fictif en voilier dans le Pacifique. Nous en rigolons bien entendu, parce que nous sommes là à voir que tout est « sans danger », mais nous savons que pour nos proches cela peut être difficile. Alors eux comme nous concédons que nous tâchons néanmoins de les rassurer le plus souvent, même si nous pensons qu’il n’y a pas matière à s’inquiéter dans les pays que nous traversons. L’heure tournant, la fatigue s’accumulat avec un réveil ultra matinal, nous pensons à la longue route qui nous attend le lendemain pour les quitter pour rejoindre notre box pour la nuit.

Jour 201 –  Hiroshima à Innoshima

Quelques heures s’écoulent. Le sommeil ne sera pas bien long cette nuit aussi. Tout le monde dort à point fermé quand nous déjeunons dans la salle commune. Un bon café chaud, et voilà Kikinette d’attaque. Devant nous, plus d’une centaine de kilomètres pour atteindre l’une des îles reliant Honshu à Shikoku. Sous les vélos, une interminable Route 2 que nous suivons au milieu des montagnes, évitant soigneusement d’avoir trop de dénivelé. Dès les premiers kilomètres, nous entrons dans une énorme file de voitures. Nous la longerons pendant une bonne dizaine de kilomètre. Les nombreux feux de signalisation et une raison inconnue poussant tous les japonais à prendre le même chemin que nous semblent provoquer ce bouchon. Nous voilà bien heureux de pouvoir avancer plus vite qu’eux, même si nous devons souvent slalomer car certains oublient d’être à droite. Une pause déjeuner plus tard chez nos amis de 7eleven pour découvrir de nouveaux plats frais, et nous repartons vers cet archipel.

Là, nous restons admiratifs. Admiratif du génie et de l’intelligence des japonais pour façonner leurs infrastructures routières. Mais surtout, de la prise en compte des voies douces pour créer des chemins pédestres et cyclistes en accordance avec la moyenne générale. Cela signifie qu’au lieu de créer une côte monstre de 200m pour rallier le littoral au pont, les ingénieurs ont pensé à créer un parcours plus long allant d’un à deux kilomètres, pour une pente douce de 3% maximum afin d’accéder à la plateforme reliant les iles. Nous voilà une fois sur le pont, une fois en dessous, tout étant pensé pour que tout le monde y trouve sa place pour se déplacer dans les meilleures conditions. Et comme en Corée du Sud, nous voilà à suivre une ligne bleue. Signe d’un parcours cyclable entre Honshu et Shikoku à travers les six iles qui composent ce chemin d’une soixante de kilomètres. Mais bien sûr, il est possible de s’amuser à travers différents chemins et pistes pour explorer les îles sous toutes les coutures. Nous, nous resterons sur le chemin principal qui doit nous amener vers Imabari.

Une première île de traversée. Puis une deuxième. Alors juste avant d’entamer la troisième, nous trouvons aux abords de la piste cyclable un coin tranquille, avec un abri et de l’eau. L’endroit doit normalement servir pour faire des petites représentations, mais personne ne s’y trouve. La tente sera parfaite ici avec vue sur notre prochain pont. Le temps d’essayer de détourner une fourmilière de là où nous souhaitions nous installer, nous voilà à diner devant de nombreux cyclistes passant devant nous. Et ces derniers sont vraiment nombreux sur ce parcours en ce samedi. Mais aucun cyclotouriste comme nous, uniquement des japonais s’entrainant ou partis faire la sortie de la journée pour pique-niquer sur l’une des plages ou gravir l’une des montagnes. Morphée ne se fera pas attendre ce soir-là.

Jour 202 –  Innoshima à Kikuma

Le pont est toujours là. Eclairé comme jamais par le soleil du matin. Enfin une belle et franche journée ensoleillée. Nous n’avions vu le soleil que par intermittence pour l’instant, préférant se cacher derrière des nuages plus ou moins épais. Alors nous reprenons les vélos un peu plus tard qu’à l’accoutumé ce matin. Il ne nous restait qu’une « poignée » de kilomètres à parcourir pour arriver chez notre hôte. Mais ce dernier travaillant, nous avions rendez-vous uniquement à 18h00 chez lui. Le temps pour nous de faire notre balade du dimanche. Longeant les côtes. S’arrêtant ici pour prendre une photo, là pour sortir le drone. Nous ne nous sentons jamais seuls, toujours des japonais avec leur bicyclette, seul, en couple ou en groupe à arpenter comme nous les îles, et profiter du grand soleil pour une magnifique sortie à vélo. Et comme la veille, c’est vraiment toutes les entrées et sorties de ponts qui ont été merveilleusement bien réfléchies. Le mot d’ordre pour eux le jour du lancement du projet devait être « pas plus de 3% les gars ». A jamais nous ne pourrons les remercier assez pour cette intelligence. Alors nous roulons tranquillement, jonglons entre les îles, contemplons la mer qui nous entoure, avant d’enfin voir Shikoku au loin.

Il nous faudra d’abord traverser un immense pont qui « survole » littéralement d’autres petites îles. Il est possible de s’y arrêter, de prendre un petit chemin pour descendre sur les plages. Nous préférons continuer. Car même si l’effort n’est pas important, l’horloge affiche rapidement une heure où nos estomacs nous demandent de nous arrêter. Un 7eleven plus tard, nous nous rendons compte que nous sommes seulement à une vingtaine de kilomètres de notre hôte, une heure environ. Alors nous prenons le chemin inverse pour rejoindre Imabari et nous caler dans un fastfood au grand M. Nous y passons au frais notre après-midi, à travailler et à recharger nos différentes batteries. A côté de nous, quatre enfants sont posés, ils jouent aux cartes Magic pendant plus d’une heure avant de nous quitter. Kiki lui oublie très rapidement son « Ice-Tea » posé sur la table. Il faut dire que si le breuvage a bien le bon logo, le composé n’est pas du tout identique. Il s’agit d’un mélange de Sprite, de glaçons et d’un sachet de thé. Une mixture étrange et dégoutante. Heureusement, les glaces sont toujours une valeur sûre depuis le début de notre voyage.

Un dernier clic sur Facebook. C’est envoyé. La campagne pour Lyli Association peut commencer. Ne reste plus qu’à espérer pouvoir faire passer le message au plus grand nombre. Maintenant nous devons partir. Nous sommes presque « en retard ». Mais c’est surtout la nuit qui nous préoccupe davantage. A 18h00, le soleil se couche, alors nous voulons éviter au maximum de rouler après. Nous « fusons » sur la route qui déroule sous nos pieds. Un régal, comme au petit matin, frais comme jamais pour une course contre la montre. Kiki regarde l’adresse. Il y a bien un numéro dedans. Mais sur les portes, aucun numéro en caractère latin. Nous voilà bien. Nous commençons alors à longer les maisons à la recherche d’indices nous indiquant que nous arrivons chez un cycliste. Bingo. Au bout de quelques maisons, l’une a un garage avec trois vélos dedans. Taka-san vient alors nous ouvrir. Un homme âgé, la soixantaine passée depuis longtemps, qui nous fait faire la visite du propriétaire. Les toilettes, la salle de bain, puis la chambre à l’étage. Un petit lit d’une place. Nous verrons plus tard qui dormira dedans, tandis que l’autre aura le droit au sol avec des couvertures. Le temps de décharger, Taka-san a déjà fait couler le bain, de quoi rendre heureuse Kikinette. Mais ici au Japon, les salles de bain sont un peu toutes comme ça. Une baignoire profonde, et une douche à côté. Il faut d’abord se laver avec la douche, puis se prélasser dans la baignoire d’eau chaude, à la manière des onsens. Quelle merveille. Une fois bien propre, nous le rejoignons dans sa cuisine où il nous prépare alors une sorte de soupe où cuisent divers ingrédients. De la salade, des pousses de radis, de la viande et du tofu. Nous discutons un peu avec lui, avant qu’il ne nous demande ce que nous faisons demain. Si nous pensions reprendre la route, l’idée d’aller à la plage avec lui comme il nous l’a suggéré plait énormément à Kikinette. Alors nous décidons de rester un jour de plus pour profiter de la région. Puis 20h00 sonne. Nous sommes toujours en train de manger, quand Taka-san nous quitte. C’est son heure habituelle pour dormir. Nous voilà donc à terminer et à ranger tranquillement, tout en regardant une émission incompréhensible en japonais à la télévision. Une rencontre assez improbable sur notre route que voilà pour bien entamer Shikoku !

 


Data depuis le début 

  • Kilomètres parcourus : 7 624,48
  • Temps de déplacement : 480h00m48s
  • Altitude : 56 295+ / 54 103-
  • Calories dépensées par personne : 235 034

 

Par | 2017-10-01T00:44:53+00:00 octobre 3rd, 2017|Japon|1 Comment

Un commentaire

  1. Ernandorena Jean Jacques 4 octobre 2017 à 7 h 26 min - Répondre

    Bonjour à tous les 2,

    Que de belles visites et de belles rencontres
    C’est « riche »
    Merci pour ces découvertes
    Bon courage
    Jean Jacques

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