Journal de bord – 062

Jour 245 à 254 – Tokyo

– Part 3 –

Cette ville nous aura fait découvrir des horizons bien différents, bien loin de ce que nous pouvions imaginer, bien loin de ce que nous avions pu lire avant d’arriver. Il est facile de s’extasier devant les photos et vidéos d’autres voyageurs. Il en est une autre que de le vivre. Comme pour chaque endroit que nous attendons depuis longtemps, voire même des années, il y a toujours cette part de mystère que nous souhaitons soulever, il y a toujours cette haute attente que l’on a, il y a toujours un millier de questions auxquelles nous souhaiterions répondre. C’est pourquoi nous arpentons pendant une semaine toutes les rues et une grande partie des quartiers de Tokyo. Pour nous faire notre propre avis. Pour ressentir. Pour toucher. Pour goûter. Pour vivre cette ville. Chaque quartier nous offre une vision de son Tokyo, de son fonctionnement, de son âme. Alors nous plongeons dedans à corps perdu pour nous immerger totalement dans ses immenses tentacules !

– Akihabara –

C’est le premier quartier que nous explorons. Et pour cause, c’est le quartier électronique de Tokyo, celui où se concentre l’ensemble des nouvelles technologies que nous ne pourrions jamais imaginer trouver ailleurs. Nous attendions notre venue ici pour voir si nous y trouverions de nouvelles pépites à transporter avec nous pour nous aider dans notre voyage. Mais c’est aussi le quartier des mangas. Autant dire, le quartier que Kiki voulait explorer plus que tout.

Si côté mangas, nous ne serons pas déçus par ce que nous découvrirons (Mandarake Complex est un paradis pour manga et jouets affiliés), côté électroniques, nous serons « déçus » de ne pas trouver plus de magasins proposant certains appareils, comme nous avions pu le voir à Séoul. Ici, il ne faut pas s’attendre à pouvoir trouver des galeries de commerçants vous proposant une pléthore d’appareils photos, de caméra, d’ordinateurs et nous en passons, mais seulement des grandes enseignes (Yodobashi Camera, Big Cam, etc.) à ce niveau-là. Par contre, pour les petits accessoires électroniques en tout genre, comme pour notre recherche de carte mémoire, c’était le paradis du chineur, à passer de petits commerces en petits commerces pour rechercher la pépite au moindre prix. Les bonnes occasions sont nombreuses à ce niveau. Mais pour le gros électronique, il ne faut pas s’attendre à avoir des centaines de comparaisons possibles. Le point positif reste néanmoins qu’en tant qu’étranger, nous avons le droit au « free tax », ce qui nous fait économiser pas mal, sur des prix qui peuvent (pour certains appareils) être plutôt avantageux.

Si nous avions eu plus de temps, nous aurions certainement testé plusieurs « cafés » originaux que propose Akihabara. Comme le Gundam Café, les Maids Café ou encore tous les cafés autour des animaux (hérissons, chouettes, chats). Pour une prochaine fois !

– Shibuya –

Perdez-vous comme nous avons pu nous perdre pendant de nombreuses heures dans toutes les rues et ruelles qui entourent la gare JR de Shibuya. Il n’y aura pas de meilleurs moyens pour explorer ce quartier à la nuit tombée pour en capter toutes ses lumières, toutes ses fantaisies, tout son caractère. En journée, il s’agira d’un « simple » grand complexe de tours avec des magasins divers et variés. Quand le soleil s’évapore, toute la vie semble surgir d’un coup pour donner un autre visage à ce quartier animé et bondé. Les restaurants s’illuminent, la foule se masse, les animations de rue débarquent, tout pour nous occuper l’esprit.

Le croisement à la sortie de la gare JR est l’attraction principale. Nous nous y perdons pendant un long moment, pour en capter les émotions et les mouvements de la foule. Une fois sur ce passage piéton, une fois sur celui-là, pour pourquoi pas, revenir en arrière à nouveau. Nous voulons avoir tous les points de vue pour être toujours plus hypnotisé par ce mouvement inlassable de personnes. Direction le Starbucks ensuite pour prendre de la hauteur, et là, nous sommes chanceux de trouver une place assise aux premières loges. Alors nous nous posons un long moment, sirotant nos boissons. Nous regardons encore et toujours ce petit bonhomme passer au vert et voir alors cette danse s’effectuer à nouveau. Nous avons été impressionnés par cette vue, qu’importe le nombre de fois où nous y avons été pendant notre séjour, à chaque fois, nous étions admiratifs devant ces lignes.

– Shinjuku –

Comme pour sa voisine Shibuya, la gare de Shinjuku nous fera débarquer dans un autre monde à la nuit tombée. C’est ici que se trouve le fameux Golden Gai, un quartier de quatre petites allées remplies de bars minuscules. Une autre vie s’improvise de l’autre côté de la porte. Il suffit de la passer pour y découvrir le soir venu un autre monde. Exit les énormes bars où se massent nombres d’inconnus, ici il n’y a rarement pas la place d’être plus d’une dizaine, et encore, cela sera bien serré.

Si vous vous baladez dans les rues autour du Golden Gai, vous ne pourrez pas passer à côté du Robot Restaurant. Un immense complexe illuminé de toute part qui propose de diner dans une ambiance futuriste. Nous avons passé notre tour concernant cette attraction intéressante compte tenu de son prix un peu élevé pour notre bourse.

Enfin, si vous êtes plutôt du genre à aimer l’architecture, il vous faudra aller à l’opposé du Golden Gai, à l’Ouest de la gare JR se trouve le siège du gouvernement et ses énormes buildings. Un ensemble d’immenses gratte-ciels qui s’entrecroisent pour former ce quartier d’affaires et de politique.

– Meiji –

Sur notre gauche, le temple Meiji-jingu. Pendant une bonne quinzaine de minutes, nous marchons pour atteindre l’un des principaux temples de la capitale. C’est à travers une forêt verdoyante que nous nous en approchons. Le bruit de la ville s’étant complètement dissipé. Des énormes fûts de saké font face à d’énormes fûts de vin. Sur ces derniers, nous reconnaissons de très belles appellations françaises. Jusqu’ici, la France est présente. Un énorme Torii, puis un second, puis un troisième, et nous voilà face à une merveille qui nous laisse sans voix. La foule est nombreuse à venir se recueillir ou accrocher un bout de bois avec leurs vœux écrits dessus. Une petite fille dans les habits traditionnels attire tous les regards et tous les appareils. Un petit garçon un peu plus loin avec ses parents, tous en kimono, offriront une parfaite photo dans la lueur du soleil couchant.

Sur notre droite, la rue Takeshita qui nous emmènera ensuite sur Omotesando Hills. Il faut s’y balader, en partir, puis y revenir à nouveau pour comprendre toute cette effervescence qui s’y produit. Là, nous y trouverons surtout un nombre incalculable de marchands de crêpes. Des crêpes « originales », allant de la simple glace vanille avec fraise et chantilly, à la crêpe au thon et aux nouilles, et nous en passons encore des plus folles qui feraient exploser tout bon breton qui se respecte. Mais c’est surtout pour son ambiance que nos pas nous y ramènent à deux reprises. Si Takeshita est très jeune et branchée, Omotesando est plutôt chic et design. Deux mondes opposés et bien proches, que nous pouvons sauter de l’un à l’autre pour avoir deux atmosphères différentes.

– Asakusa –

A deux reprises nous venons nous perdre dans le quartier d’Asakusa. Une fois en pleine journée, une fois à la nuit tombée. Deux mondes et deux lumières bien différentes pour éclairer notre passage. En journée, une foule gigantesque se presse au sein de la petite allée de Nakamise qui rejoint le sanctuaire. Des centaines de petites boutiques s’y trouvent avec une tonne de souvenirs et de nourriture pour celles et ceux qui veulent faire des emplettes. Lorsque la nuit arrive, les lampions s’illuminent pour créer une « voie céleste » vers le sanctuaire Asakusa. Une vue juste unique qui laisse rêveur.

Puis nous passons la porte principale du sanctuaire, gardée par ses deux immenses statues. Derrière se dresse le temple principal. Les gens viennent d’abord se purifier avec l’eau, avant de poser plusieurs bâtons d’encens et de laisser la fumée qui s’en dégage imprégner l’ensemble de leur corps. Nous regardons, impressionnés, puis notre regard se tourne sur les bâtiments qui longent l’allée. Les bruits métalliques des bâtons secoués dans tous les sens nous interpellent. Les personnes en sorte alors un seul, cherche un tiroir, puis lisent une feuille de papier. Ces feuilles sont ensuite accrochées, comme nous accrochons des cadenas sur le Pont des Arts à Paris, avant qu’à la nuit tombée, un homme ne vienne tous les enlever de leur support. Un rituel quotidien assez intriguant.

Nous en profitons aussi, au détour d’une ruelle, pour nous laisser tenter par un bar à chouettes. Ou plutôt une sorte de grosse animalerie à l’étage d’un immeuble. Tout en sirotant notre boisson, nous restons au contact des animaux, les regardons, les caressons, leur imaginons des vies en dehors des heures de « travail ». Notre seul bar à « animaux » que nous testerons à Tokyo.

– Ginza –

Ginza est la porte d’entrée pour visiter le cœur de Tokyo.

Au Sud, se trouve le fameux marché aux poissons de Tsukiji. Nous nous pressons dans une foule dense et compacte qui arpente les allées de ce marché où pullulent les denrées marines en tout genre. Nous ne ferons que les touristes à ce moment-là, compte tenu de l’heure matinale où nous nous y rendons. Si le courage avait été avec nous, nous nous serions levés vers les 4h un matin pour avoir peut-être la chance d’assister aux enchères au thon qui s’y tiennent presque tous les jours. Mais l’heure trop matinale nous « empêchera » (surtout Kikinette) d’y aller.

Au centre, il y a ces vastes avenues des buildings plus haut les uns que les autres. Chaque devanture est une apologie au consumérisme. Toutes les grandes marques sont présentes dans ce quartier chic et bon genre, et toutes rivalisent d’ingéniosité pour attirer l’œil. Nous nous y perdrons de jour comme de nuit uniquement pour l’aspect architectural du lieu, n’ayant pas les moyens de dépenser un mois de voyage pour une chemise ! C’est un ballet incessant de voitures et de personnes qui fourmillent dans Ginza, une joie photographique.

Au Nord, le Palais Royal avec autour de lui les jardins Hamarikyu et Ninomaru. Si nous nous posons dans le premier pour déjeuner tout en prenant notre temps d’admirer la vue contrastée entre la verdure et les gratte-ciels, nous nous baladerons plus longuement dans les jardins du Palais Royal Ninomaru. Comme à l’accoutumée, c’est un jardin sublimement entretenu avec des espèces variés que nous découvrons dans un décor de rêve. Nous prendrons même le temps de nous allonger sur l’herbe et de profiter du soleil pour rêvasser et s’imaginer la suite de notre aventure.

– Roppongi –

Quand nous arrivons au National Art Center, nous pensons y découvrir une énorme collection que nous pourrions parcourir pendant des heures. Que nenni. Dans le bâtiment ultra moderne du musée se trouvent une dizaine d’énormes salles d’expositions. Mais il nous faut payer pour accéder à chacune d’entre elles. Alors nous voilà à scruter les différentes expositions du moment. Kikinette se tournera vers celle de l’architecte Tadao Ando, qui compilera en images et en reproduction la plupart de ses plus grands travaux à travers le monde. Kiki lui optera plutôt pour l’exhibition sur Shinkai Makoto et sur toutes ses œuvres cinématographiques. Chacun dans nos salles, nous profitons des très bons parcours à l’intérieur pour y découvrir pendant plus d’une heure tout ce qui s’y cache.

Puis nous faisons le tour du quartier de Tokyo Midtown, un quartier d’affaires nouveau, avec de grands buildings, des jardins, des souterrains immenses mais surtout la Tour de Tokyo. C’est un peu leur Tour Eiffel, en plus petit et en plus rouge. Nous n’y entrerons pas, préférant nous laisser l’opportunité de voir Tokyo du ciel depuis le Skytree. Mais la vue de l’édifice depuis le bas impose un certain respect.

– Ueno –

Eloigné de toutes les attractions touristiques de Tokyo, se cache le temple Nezu. Nous y découvrons un petit havre de paix. Là, comme nous avions pu en voir à Kyoto, se trouve un chemin (beaucoup plus court) de Torii de taille « humaine ». Il nous faire attention, surtout Kiki, pour ne pas nous cogner la tête contre l’une des portes, et pouvoir continuer le chemin. Nous profitons de ce petit coin oublié des touristes pour nous amuser à faire des photos pour tester une nouvelle approche. Kiki avançant pas après pas sur les dalles de pierre pour laisser le temps à Kikinette de prendre une photo à chaque fois. Ce « temps » nous permet de discuter avec plusieurs groupes de français que nous croisons et qui s’interrogent sur notre procédé. Un bon moment de rigolade qui se termine par une glace pour Kiki après presque une heure à avancer au pas.

Puis nous prenons la direction du Parc Ueno, qui se trouve à quelques pas de là. Un énorme parc en plein milieu de Tokyo comme il en existe une dizaine d’autres. Un lac artificiel trône en son centre, avec des embarcations en forme de cygne pour pouvoir y naviguer sereinement. Nous déclinons cette attraction pour préférer regarder les gens la faire, et nous tourner vers le temple et son architecture splendide. Nous nous disons surtout en regardant la végétation environnante que ce parc doit être magnifique au printemps pour offrir une multitude de couleurs.

– Tokyo Teleport –

De « l’autre côté » de Tokyo, là où aucun métro ne se rend (seulement des trains spéciaux ou des bus), nous découvrons une partie de l’île artificielle. Pour s’y rendre, nous passons par l’immense Rainbow Bridge qui s’illumine de mille couleurs le soir venu. Sur les « trottoirs » dédiés aux piétons, impossible de se balader en vélo. Ceux-ci sont « attachés » par la roue arrière sur une sorte de skate pour les empêcher de rouler. Une longue marche attend donc les cyclistes qui veulent passer par là. Mais derrière, nous découvrons la plage d’Odaiba, un petit coin de sable fin perdu dans la mégalopole de Tokyo. Un contraste intéressant avec les énormes centres commerciaux qui se trouvent juste derrière. Le matin à la plage, le midi au restaurant, l’après-midi dans les boutiques, un triptyque intéressant. Nous n’en ferons rien puisque nous arriverons là après 18h00 pour profiter pleinement des lumières.

Avec un peu plus de temps, et peut-être d’envie, nous aurions certainement testé Oedo-onen-monogatari, un complexe de onsens extérieurs avec des jeux. Mais nous préférons les bains publics juste à côté de Masa Chic pour faire notre toilette !

– Ikebukoro –

Nous faisons un saut rapide en fin de journée pour nous rendre dans ce quartier. Kiki souhaitant absolument découvrir le Pokemon Center comme toute bonne personne ayant grandi avec la licence pendant de nombreuses années. Nous nous perdons dans quelques rues pour apprécier les différents magasins de sports et de randonnées qui s’y trouvent, avant d’arriver dans un immense complexe commercial sur plusieurs étages. Là, la gourmandise sera plus forte que tout, nous poussant à « tester » deux viennoiseries d’une enseigne se targuant d’être « française ». Elle pouvait. Le pain au chocolat et le pain aux raisins étaient succulents. Puis, à l’étage supérieur, nous trouvons le graal pour Kiki. Un magasin où nous pouvions trouver toutes sortes d’objets collector de la licence. Rien d’extraordinaire en soi, mais il fallait le faire pour le voir.

Puis, tant qu’a être dans le quartier d’Ikebukoro, nous voulions tester le café Alice in Wonderland, qui nous avait bien attiré l’œil d’après ce que nous avions vu sur Internet. Mais manque de pot pour nous, ce dernier n’ouvrait qu’en soirée, impossible pour nous d’y aller ce soir-là. Pour une autre fois également !

– Oshiage –

Il n’y a pas grand-chose à faire dans ce quartier, mis à part le Tokyo Skytree. Il y a bien entendu l’immense centre commercial qui se trouve à la base de la tour, mais vous y trouverez les mêmes magasins qu’un peu partout dans Tokyo. Seule la tour a un réel intérêt. Et pour cela, il faut se lever de bonne heure pour y aller. Nous avons eu la « chance » en y allantvers 9h, de n’avoir qu’une heure de queue pour atteindre la plateforme de 350m, car après, il fallait compter le double ou le triple de temps pour espérer atteindre les ascenseurs. Il existe deux paliers : un à 350 et un a 450m. Mais la vue étant déjà assez impressionnante depuis le 350, nous ne voyons pas l’utilité de payer encore plus et de devoir encore plus la queue pour l’atteindre. Une chance, ici, les vitres sont plus ou moins bien propres, ce qui permet de faire de bonnes photos. Et pas trop de reflets à cause d’une lumière trop importante à l’intérieur. Tout ce qu’on peut rechercher à ce niveau. Pour la vue… elle est à couper le souffle. Une vue panoramique sur Tokyo qui laisse rêveur et qui donne un avant-goût de la grandeur de cette mégalopole.


Data depuis le début 

  • Kilomètres parcourus : 9 821,96
  • Temps de déplacement : 602h45m21s
  • Altitude : 73 000+ / 70 375-
  • Calories dépensées par personne : 295 580

Par | 2017-11-21T04:07:51+00:00 novembre 25th, 2017|Japon|1 Comment

Un commentaire

  1. […] Voir notre article complet sur les bons plans à Tokyo […]

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